Une microcentrale électrique est une centrale utilisant l’énergie hydraulique pour produire de l’électricité, souvent d’un cours d’eau modeste pour une puissance comprise entre 20 et 500 kW. En France, le gouvernement prévoit une augmentation de leur nombre de 50 % au nom de l’écologie.

Un article de Jacques PULOU*, paru dans le n° 41 du trimestriel  L’Ecologiste, explique pourquoi il s’agit d’une très mauvaise idée.

Par principe, et depuis sa création en 1973, le C.P.S.F.V. est opposé à toute entrave à la libre circulation des poissons sur les cours d’eau.

Sur ce principe, il est donc opposé à l’installation de toute nouvelle microcentrale, en particulier sur les cours d’eau peuplés de salmonidés.

Les microcentrales ont des effets négatifs sur les milieux aquatiques, notamment les têtes de bassins. Ces effets négatifs ont été démontrés, en son temps, par le Conseil Supérieur de la Pêche, d’autant plus que les microcentrales ne respectent pas toujours, loin d’en faut, toute la réglementation.

Par ailleurs, leur intérêt économique est discutable puisque la production électrique est très faible et, de surcroît, achetée par EDF à un coût supérieur au prix de revente.

Sans oublier qu’outre les nuisances des installations, une à une, la succession, sur un même cours d’eau, de microcentrales, même aménagées correctement, a des impacts dramatiques sur la vie piscicole causés, entre autres, par le réchauffement de la masse d’eau, le ralentissement du flux et le blocage des granulats.

*Jacques PULOU est membre du réseau eau de France Nature Environnement, pilote du réseau eau de la FRAPNA, et membre du Comité de bassin Rhône Méditerranée

 

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